Reforme de l’enseignement professionnel

Des consequences inacceptables dans les hautes alpes

Lorsque la réforme de l’enseignement professionnel imposée par le ministre de l’Education Nationale à la rentrée 2009 aura produit tous ses effets, (horizon 2012), la formation professionnelle initiale publique dans notre département connaîtra, contrairement aux beaux discours ministériels, une véritable dévalorisation.

Les capacités d’accueil en formations qualifiantes dans l’enseignement professionnel public auront reculé de 108 places (-6,2%) soit l’équivalent de deux sections complètes de formation.

Les SEGPA perdront toute formation qualifiante pour les élèves les plus en difficulté.

Pour les élèves sortant de 3ème , ce sont 51 places qui disparaîtront (- 8,6%), réduisant d’autant les possibilités d’orientation vers l’enseignement professionnel public.

En effet si 402 places seront ouvertes pour les élèves de 3ème en bac professionnel 3 ans, dans le même temps 453 seront fermées en CAP et BEP pour ces mêmes élèves.

Les conséquences seront encore plus catastrophiques si l’on s’intéresse au potentiel de qualification offert aux jeunes Hauts Alpins dans les lycées professionnels du département à l’issue de cette réforme.

Globalement, c’est un potentiel de 264 sorties qualifiantes qui disparaîtra. Soit une offre diminuée de 33%. Le détail de cette casse permet de constater que les secteurs de formation professionnelle du tertiaire administratif (– 61%), de l’industrie (– 46%), de l’hôtellerie restauration (– 40%), du bâtiment (– 30%) et de l’automobile transport routier (– 25 %) seront les premières victimes de cette casse en règle de l’offre de qualification dans notre département.

Dans le même temps, les formations ouvertes en CFA ne subissent pas cette érosion forcée. En conséquence, un déséquilibre s’installe entre l’offre de formation publique des lycées professionnels et l’offre de formation privée des CFA au détriment de LP comme c’ est vérifiable pour les CAP qui à 60% seront proposés en CFA.

Contrairement à ce qu’affirment le gouvernement, le recteur et l’inspecteur d’académie, en terme de formation professionnelle publique, nous sommes bien face à un recul historique de la place occupée par l’éducation nationale dans cette filière de formation, laissant présager à terme un désengagement complet.

Nous continuons d’exiger :
Le maintien de formations Bep+bac en 4 ans permettant aux élèves en difficulté d’avoir accès à une formation professionnelle qualifiante
Le rétablissement de grilles horaires hebdomadaires
La restitution des postes supprimes
Le refus des suppressions programmées de postes d’enseignants

Nous appelons les enseignants, les parents d’élèves et les professionnels à faire pression pour que cette casse programmée ne produise pas les effets pré-cités.
 

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