Guy Hermitte, souhaite réagir au rapport de la commission d'évaluation CNOSF




« Le territoire de Pelvoux-Ecrins n'a pas à l'heure actuelle la capacité requise pour accueillir les Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2018, et pour passer l'étape de présélection du CIO », c'est en ces termes que la commission d'évaluation a jugé notre dossier technique. Il n'est pas surprenant que le jugement de notre candidature au travers des critères qui ont présidé à la sélection de villes comme Vancouver et Sotchi nous désigne aujourd'hui en ces termes. N'y-a-t-il donc que pour la Commission d'évaluation que le monde n'a pas changé ?

 

A Montgenèvre, nous en sommes convaincu et avons soutenu, en conséquence, une candidature novatrice qui réponde aux enjeux de demain. Une candidature économe, humaniste, écologique et transfrontalière. Une candidature qui permette à la France de défendre une autre idée de société, dans le droit fil du grenelle de l'environnement. Si la commission d'évaluation semble miser sur la stabilité et la poursuite de la course au gigantisme, je reste convaincu que ces questions seront intégrées par le CNOSF lors de son vote.

 

Elle nous reproche en particulier la faiblesse de nos infrastructures, que ce soit en terme d'hébergement ou de transport, vis-à-vis de nos concurrents. Pourtant ne serait-ce pas le fait d'avoir par trois fois déjà accueilli les Jeux Olympiques qui permette à la région Rhône-Alpes d'afficher de telles infrastructures ? Moi-même intégré à l'organisation des Jeux Olympiques d'Albertville de 1988 à 1992, je peux témoigner qu'avant cet événement point de TGV, point d'autoroutes. C'est bien dans ce cadre que le territoire de Pelvoux-Ecrins est celui qui a le plus besoin de ce type d'évènement. C'est une question de rééquilibrage territorial. Dire aujourd'hui que notre territoire manque d'infrastructures et ne pas lui donner l'opportunité de les créer c'est refuser de soutenir son activité au profit de ses voisins (Savoie, Isère, Piémont) qui ont tous déjà bénéficié du fantastique moteur de développement que sont les Jeux Olympiques. Il s'agit là d'une question essentielle pour nos populations, qui vivent quasi exclusivement du tourisme. J'ai la conviction que le CNOSF sera sensible à l'héritage que la candidature qu'il retiendra laissera à notre territoire et à la France.

 

Par ailleurs, nous avons démontré, par le sondage joint à notre dossier technique, que ces préoccupations étaient partagées par la grande majorité de notre population, mais également par la grande majorité des français. Le CNOSF ne peut ignorer cette ferveur qui entoure notre candidature.

 

Enfin, la commission d'évaluation met en doute notre capacité à réaliser les 130 M€ d'investissement nécessaires à l'organisation de cet événement. Pourtant, la seule station de Montgenèvre vient d'investir durant les huit dernières années, sous mon impulsion, plus de 100 M€. Serions nous moins capable tous réunis ?

 



Je reste donc mobiliser, comme l'ensemble du comité de candidature, et persuader que le conseil d'administration du CNOSF saura donner à ce rapport, truffé d'erreurs d'appréciation, toute la relativité qu'il convient, prendre sa décision à l'appui de critères plus actuels et humains, et oser une candidature différente, capable de faire gagner la France par son originalité même.

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