Desserte ferroviaire des Hautes-Alpes

Modifié le 
25 janvier 2014
Par
Constin

Joël Giraud, qui fait régulièrement entendre sa voix sur le désenclavement ferroviaire des Hautes-Alpes, posera, une fois de plus mardi matin prochain, le 28 janvier, une question orale au Ministre chargé des transports, de la mer et de la pêche. Au-delà de toutes les problématiques connues et récurrentes sur lesquelles il a déjà interpellé maintes fois le ministre (enclavement, dysfonctionnements, incidents, train de nuit, choix du tout TGV, …), le député haut-alpin insistera l’absolue nécessité de prendre en compte, dans les futurs contrats de plan Etat Région, l'ensemble des lignes des Alpes du Sud qui convergent vers Briançon depuis Marseille, Valence ou Grenoble. Ces lignes  ont été classées de 7 à 9 selon la nomenclature de l'Union Internationale des Chemins de Fer c'est-à-dire que l’on considère qu’elles sont faiblement utilisée et donc, de ce fait, non prioritaire. L’effort a été mis en revanche sur les lignes classées de 1 à 6 qui enregistrent l'essentiel du trafic soit 90% du total des circulations et 75% du total des circulations TER.

Pour Joël Giraud, le seul critère de rentabilité n'est pas pertinent. La politique des transports doit d'abord garantir la qualité, la fiabilité et l'efficacité du réseau existant au bénéfice des services de transport de voyageurs, en particulier les trains du quotidien, et de fret.

L’Etat ne peut pas approuver la création d’un réseau à deux vitesses, tant certaines de ces lignes sont indispensables au maintien des continuités nationales et internationales.  Sans compter sur le rôle indispensable qu’elles jouent en matière d’alternative et de complémentarité au réseau routier et dans des zones où les aléas climatiques, et on a pu le constater tout récemment, ont parfois des conséquences catastrophiques !

 

Aussi, Joël Giraud va plus loin : il entend renouveler sa précédente demande de mettre en place un véritable Grenelle de la desserte des Alpes du Sud en présence de toutes les parties prenantes, et ce, avant la clôture des négociations des CPER ferroviaires.

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